RADIO BUS
Les anciens moyens radioélectriques bus à la R.A.T.P.


La radiotéléphonie de surface utilisée par la Régie Autonome des Transports Parisiens vient d'être complètement modernisée.

- UN PEU D'HISTOIRE:
Avant 1969 chaque autobus roulait avec à son bord, deux agents, le machiniste qui conduisait le véhicule et un receveur qui avait la charge des voyageurs. En cas d'incident extérieur (embouteillage, accident) ou intérieur (malaise, panne), le receveur devait quitter la voiture pour alerter la "permanence RATP" par le téléphone le plus proche.


Emetteur-récepteur
embarqué

Les progrès techniques et surtout la mise en oeuvre du transistor, ont fait rapidement évoluer les choses. Toute une gamme de fréquences VHF, UHF était jusqu'alors réservée aux télécoms fixes, les appareils émetteurs étant chers et volumineux. Par contre ces fréquences conviennent bien aux télécommunications à courtes distances.
La diminution des volumes et des coûts a permis de concevoir des appareils emetteurs-récepteurs fiables, aisément installables dans un véhicule.

Le receveur à bord des véhicules ayant été supprimé (par économie), il ne restait donc à bord qu'un seul agent. L'augmentation constante de la circulation automobile en ville a augmenté d'autant les causes de perturbations, nuisible à la régularité des transports en commun de surface.

- L'ARRIVEE DE LA RADIOTELEPHONIE:
En 1969, début de l'utilisation du radio-téléphone à bord des voitures dites de régulation. Actuellement ce sont des RENAULT 5 ou des PEUGEOT 205 peintes aux couleurs de la régie. Ensuite essais sur cinq lignes d'autobus d'un équipement de radiotéléphonie nouveau, mettant les voitures en liaison avec le régulateur de la ligne respective. En 1971, généralisation à tout le réseau routier.

- LES MOYENS:
Relier par radiotéléphone 3900 autobus a nécessité le dégagement par l'administration des PTT des fréquences correspondantes. Une fréquence ou canal est utilisée par plusieurs lignes. Un émetteur-récepteur UHF fabriqué par Thomson CSF par voiture (autobus et voitures de
régulation). Sur le toit de l'autobus, une petite antenne, protégée par une coupole de protection vis-à-vis du lavage automatique.

Des émetteurs-récepteurs fixes (autant que de fréquences) dont les antennes sont installées au sommet de la Tour Montparnasse (210 mètres d'altitude). Situation qui permet une bonne couverture de Paris et de sa banlieue. Les mesures de champs effectuées, notent très peu de zones d'ombre, pas de réémetteurs.


La Tour Montparnasse

- COMMENT CELA FONCTIONNAIT-IL ?
Chaque poste de commandement est relié aux installations de la Tour Montparnasse par autant de circuits téléphoniques à deux fils qu'il y a de canaux radio affectés à l'exploitation des lignes d'autobus contrôlées. La R.A.T.P. possède avec les tunnels du Métro un réseau de distribution incomparable. Les interfaces de ces circuits sont du côté de la Tour, les multiplexeurs du côté des PCL (postes de commandements locaux), les blocs de canal à chacun desquels peuvent être connectés jusqu'à quatre pupitres d'exploitation.


Pupitre au poste commandant.

Les blocs de canal sont essentiellement des émetteurs-récepteurs de signaux. Ces signaux sont constitués par l'envoi de cinq fréquences vocales successives, les trois premières servant à l'identification de canal, les deux suivantes à la sélection de la ligne.

Tous les blocs de canaux sont identiques, mais chacun d'eux est affecté à un canal déterminé.

Ils ont pour fonction essentielle:
- la transmission et le décodage des combinaisons d'appel.
- la transmission d'un appel général à tous les mobiles utilisant le canal correspondant.
- le décodage d'un appel d'urgence provenant d'un autobus.
- la production des tonalités d'occupation et de libéralisation du canal.
- le décodage des tonalités de contrôle du fonctionnement de l'émetteur et d'un récepteur fixe du canal considéré.

Ils ont pour fonction essentielle:
- la transmission et le décodage des combinaisons d'appel.
- la transmission d'un appel général à tous les mobiles utilisant le canal correspondant.
- le décodage d'un appel d'urgence provenant d'un autobus.
- la production des tonalités d'occupation et de libéralisation du canal.
- le décodage des tonalités de contrôle du fonctionnement de l'émetteur et d'un récepteur fixe du canal considéré.


L'émission...


... la réception.

Chaque contrôleur dispose d'un pupitre qui permet l'exploitation d'une à six lignes d'autobus. Comme celles-ci peuvent se voir attribuer des réseaux différents, un même pupitre peut-être relié à plusieurs blocs canal.

Inversement un même canal peut desservir plusieurs lignes d'autobus et l'exploitation de ce canal peut de ce fait être commun à différents

postes de commandement. Sur les pupitres concernés, un voyant signale alors son occupation éventuelle.

ex: PORTE D'ORLEANS - 126 175 même fréquence - 128
Un contrôleur au PCL PCL (porte de St-Cloud).
même fréquence - 187 - 188

- EXPLICATION DU SCHEMA:
Les lignes d'autobus de banlieue nø 126, 128 et 175 utilisent la même fréquence. Le 126 et le 128 sont commandés par le PCL qui se trouve à la porte d'Orléans et le 171 par un PCL qui se situe à la Porte de Saint Cloud.

Au PCL chaque ligne a son bouton d'appel particulier, un pour le 126 et un autre pour le 128. Normalement le trafic radio avec le 126 n'est pas entendu par le 128 ni par 175 et réciproquement. Une astuce électronique sur l'émetteur-récepteur de l'autobus ne fait réagir celui-ci qu'à l'appel concernant seulement sa ligne (bouchon). Le système laisse parfois quand même entendre le trafic sur les autres lignes.

Les lignes 187 et 188 commandées par le même PCL de la porte d'Orléans utilisent une autre fréquence.


Dernière mise à jour le: 22 mars 2014