Ariège  (09)


 

 

Pamiers

* Quand le train desservait l’usine en traversant Pamiers - Archéologie - Histoire, Pamiers, Ariège 16/02/2020.

   Depuis sa création en 1817, la Société Métallurgique de l’Ariège n’a cessé de grandir. Quand en 1861 le train arriva à Pamiers, la direction vit dans cet évènement une solution à deux problèmes cruciaux : l’approvisionnement en matière première et la livraison des produits manufacturés aux clients. Et si on utilisait le train ? Pour approvisionner les hauts fourneaux de Tarascon en minerai, le tramway Auzat Tarascon est inauguré en 1911. C’est en 1916 que l’usine fait l’acquisition de la locomotive qui trône actuellement sur le boulevard de la Libération, face au portail de l’entreprise. Elle provenait des tramways de Marseille.
   Le parcours de la gare à Pamiers passait par le pont au-dessus de la route du quartier de Pic, contournait le cimetière Saint-Jean. La voie passait ensuite entre le cimetière et la route de Villeneuve, longeant ce que nous les jeunes de Lestang appelions "Le Trou", une carrière qui a laissé sa place à la tour Saint-Jean au début des années "70" Elle traversait ensuite la RN 20, avenue de Toulouse, pour emprunter l’avenue du Jeu du Mail jusqu’aux abattoirs, actuellement salle du Jeu du Mail. Les abattoirs étaient contournés par l’arrière. La voie traversait l’avenue du Jeu du Mail près du pont dit "pont de fer" et prenait alors le chemin des Cimes pour entrer dans l’usine.



   La pente derrière le cimetière est des plus importantes à 50 %, la plus importante sur les réseaux ferrés de France étant de 42 % ! De plus, le freinage était assuré par les locomotives seules ! D’où l’extrême prudence qui toutefois n’a pas évité certains accidents ou incidents ! Par exemple, un déraillement sur une voie de garage proche du croisement avec l’avenue Saint-Jean en septembre 1964…. Une rupture de freins !!! Auparavant, le 30 juin 1962, Monsieur Charles Roudière, facteur, aujourd’hui disparu avait évité une catastrophe en jouant le rôle de garde-barrière pour arrêter la circulation sur l’avenue de Toulouse ayant vu des wagons descendre après s’être détaché de la locomotive….
   N’oublions pas les chutes de cyclistes qui engageaient malencontreusement une roue dans les rails.
   Il y avait les cabanes des gardes barrières, une était à côté de la boulangerie, aujourd’hui émigrée à la Cavalerie, sur l’avenue Saint-Jean. Une deuxième était située au croisement de la route de Villeneuve.

   Cette ligne a été fermée à la fin des années "70". Les rails ont été enlevés dans les années "80". Un pan du patrimoine appaméen qui s’est envolé…

Dernière modification le: mercredi 19 février 2020