Surjoux (01)
le viaduc de la Vézeronce
(Culoz à Bellegarde)


 

le viaduc de Surjoux
"au kilomètre 123.703 de la ligne de LYON à GENEVE" (travail collectif)

 

Dates : début de la construction en 1855. Détruit en 1944 (lien vers la reconstruction)
Gares :  Pyrimont-Chanay 

  
l
a carte pour situer les lieux

le viaduc au-dessus du Parc de SURJOUX


construction du viaduc de SURJOUX

1855 : début des travaux du viaduc de la VEZERONCE par la société du Chemin de fer de LYON à GENEVE. Situé sur la commune de SURJOUX, juste à côté de la gare de PYRIMONT-CHANAY, le viaduc domine de près de 35 mètres le ruisseau de la VEZERONCE qui se jette dans le Rhône à 200 mètres de là.

Emmanuel de QUINSONAS raconte les travaux de la construction du Viaduc :

« Le château, placé dans ce bas-fond, rendit d’immenses services aux entrepreneurs chargés de l’exécution difficile de la voie, dans des parages presque inhabitées. On va, dit-on, y transporter la douane ; car PYRIMONT, destiné à avoir une station de marchandises ainsi que de voyageurs, pour desservir les communes voisines et la Savoie, deviendra un point important. Un bac, peut-être un pont, s’établiront sur le Rhône, et désormais ces lieux autrefois déserts vont devenir très animés. »

Ce « ravissant petit vallon . . . nous le franchissons sur un des ouvrages d’art les plus remarquables de la ligne : c’est le viaduc en fer de la VEZERONCE, ruisseau dont la cascade, au lieu de creuser un gouffre, a formé peu à peu un énorme dépôt de concrétions calcaire en façon de cône, remontant depuis sa base jusqu’au sommet ; aussi nomme-t-on ce lieu la Cascade du Pain de Sucre : une grotte, comme à DORCHES, s’arrondit derrière elle ; en haut on aperçoit un pittoresque cellier huché au milieu des vignes, et quelques beaux arbres comme encadrement. »
1858 : le viaduc de la VEZERONCE tel qu’il était lors de sa construction en 1858

La construction du viaduc est un chantier important pour l’époque . . .

  « Le train ralentit de vitesse en traversant le viaduc et vous donne le temps (s’il y a de l’eau, ce qui est rare en été) de voir la cascade tout à votre aise ; le pont, qui vous paraît désespérément long, semble ne tenir à rien et s’élancer suspendu sur l’abîme, en reposant sur ce léger tablier de tôle que supporte un simple treillis losangé à jour. J’ai vu préparer, commencer et parfaire ce beau travail ; j’ai vu river un à un et chauffés au rouge vif les milliers de boulons qui, ainsi serrés, n’offrent plus à l’œil qu’une seule masse de fer. »

Sous le viaduc, on aperçoit

les "arches inachevées"

dont parle QUINSONAS dans le texte ci-dessous

les précisions apportées par Emmanuel QUINSONAS en 1858

             à propos des « arches inachevées » que l’on voit sous le  viaduc

« L’ingénieur M. HUET, qui exécuta cette difficile et curieuse section de TENAY à BELLEGARDE, avait conçu le projet babylonien d’une arche unique en pierre de taille de 500 pieds de diamètre, lancée d’un rocher à l’autre ; car le premier viaduc, reposant sur trois piles déjà fort élevées, fut abandonné, ces piles, malgré de profondes fondations, ayant fléchi sensiblement ; elles restent inachevées : l’entrepreneur ayant voulu les démolir pour en utiliser les matériaux, ne put en venir à bout ; il fit même jouer la mine et n’obtint que des éclats partiels, des débris, tant la maçonnerie construite en chaux hydraulique avait acquis la solidité de la pierre. » p. 637

 

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Le viaduc en 1908

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Les douaniers près du viaduc
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Le Pain de sucre au fond derrière le du viaduc
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Le viaduc en 1970

 

1912 - 1913

le tablier métallique du viaduc est reconstruit à partir d’octobre 1912 et en 1913

la date peinte sur le montant métallique de gauche est celle du 9 octobre 1912.

 

Le tablier fut reconstruit sur le bord puis lancé à l’aide du portique que l’on voit à l’arrière-plan sur la photo.
Le poids total de l’ouvrage est de 630 tonnes dont 440 tonnes pour la travée centrale. Le viaduc comporte 2 travées d’extrémité de 21 m 68 encadrant une travée centrale de 53 m.
Les travaux furent effectués par la
Compagnie de FIVES LILLE aux ateliers de GIVORS (69).

 

Le pilier de droite porte une plaque en fonte avec le nom de l'entreprise et la date de la fin des travaux.

 

les travaux de l'été 2004

le chantier de l'été 2004 vu depuis le haut
le viaduc en chantier pendant l'été 2004
le viaduc en chantier pendant l'été 2004
le viaduc en chantier pendant l'été 2004

 

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DU VIADUC DE LA VEZERONCE

poids total 630 tonnes dont 440 tonnes pour la travée centrale
longueur

travée centrale : 53 mètres

travées d’extrémité : deux de 21,68 mètres

réfection du tablier métallique 1912-1913
destruction 2 juillet 1944
reconstruction 6 septembre 1944 : début des travaux
2 mai 1945 : mise en service avec vitesse limitée de 15 Km/h après lancement du tablier provisoire
8 mai 1948 : mise en service du côté SEYSSEL avec vitesse limitée de 30 Km/h
10 septembre 1948 : raccordement avec le côté BELLEGARDE et essais de charge
15 septembre 1948 : remise en circulation définitive avec vitesse autorisée de 95 Km/h
réfection du tablier métallique été 2004

 

Références et photos

 
  • Emmanuel de QUINSONAS : « DE LYON à SEYSSEL – Guide historique et pittoresque du voyageur en chemin de fer. Promenade dans l’Ain par un dauphinois », 1858, 785 pages.
  • Cartes postales et photos : collections privées Gabriel MICHAILLE (1, 2, 3, 5, 6, 8, 9), Roger VANEL (4), Guy VITRANT (7, 10, 11, 12, 13).

 


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Dernière modification le jeudi 03 janvier 2008